autoportrait et vision du jour

samedi 24 octobre


Je n'ai même pas eu l'idée de sortir mon appreil photo, je n'y pense même plus. Parfois entre vivre, et faire des images (donc vivre), je choisis de vivre seulement, parce que c'est assez énorme pour être suffisant. La dose d'émotions et de traces vivantes suffisent, me comblent, me remplissent bien assez.


Une drôle de période, importante, mais elles le sont toutes. Alors pleine, oui une période pleine, elles ne le sont pas toutes.

Une période pleine est une période belle.

Une paix financière, vécue au delà du repos de cette énorme préoccupation en moins, comme une véritable reconnaisance sociale, enfin.
Pourquoi a-t-on besoin de cela. Désolant.

Il y a 3 ans j'ai resenti qu'il n'y avait pas de liberté sans argent. Cela glace et c'est désagréable, mais cela reste.

Et me voilà à l'étape suivante. Plus de liberté parce que plus d'argent. Alors là, il ne faut rien manquer, bien profiter de la paix. Je suis privilégiée.


Dans cette période là, je retrouve mes amours d'avant. Les amours avec du sexe et les autres aussi.
Ce soir mes retrouvailles avec O, 10 ans plus tard, grâce aux retrouvailles avec B, combien d'années plus tard, et puis R qui réapparait 3 ans après, et puis P, des retrouvailles à part, 15 ans plus tard, vraiment à part, avec du sexe, absolument.
Du sexe qui ne serre qu'à régaler un présent vide et donc absolument réceptif et demandeur, mais qui ne se trompe pas complètement sur la qualité de ce qui est à partager.

J'ai du nez avec l'intensité.
A quoi cela me sert ?

Où est-ce que je veux en venir avec mes semblables retrouvé(e)s ? Quelle paix avec avant ? Quelle lien chronologique face à tous mes oublis ? Quelles preuves d'existance et d'amour face à un présent toujours en construction, toujours fragile, toujours en manque de ? Amour.


Je pense de moins en moins à elle, je vais mieux.