AAF-4667-2

ET SI ON SE DISAIT TOUT...
J'avais laissé tomber le « tu ». J'essayais de m'abstraire de l'adresse directe. J'y reviens. Je vais te parler parce que je ne vois pas comment faire autrement. Je crois que c'est l'émotion sur ton visage, à droite, qui m'y oblige. Je sais bien, qu'à gauche, se sont tes parents qui t'entourent sur ce cliché. Je ne peux pas savoir où vous êtes à ce moment-là et je ne peux pas savoir si cette image a de l'importance, plus que les autres ou pas pour toi, mais moi, pour la première fois, je n'ose pas m'immiscer entre vous. Pour la première fois, je trouve mon regard voyeur, malsain et décalé. J'aimerai bien vous laisser entre vous, l'étang de Baye, la suspension de géraniums, les assiettes décoratives, l'album, la fontaine, tes parents et toi.

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